Cécile et Aurélien – GR20 Nord Sud fin août 2020 (+ vidéo)

Cécile et Aurélien nous partagent leur GR20 réalisé dans le sens Nord-Sud en fin août 2020, ainsi qu’un montage vidéo en fin d’interview !

Bonjour Cécile et Aurélien ! Pouvez-vous vous présenter s’il vous plait ?

Cécile : J’ai 35 ans, je suis en charge du mécénat et de la collecte de fonds pour une association dans le handicap. J’aime lire, tricoter, cuisiner et surtout randonner ! Je suis assez sportive, j’aime que ça bouge dans mon quotidien : du cycling, du footing, du renforcement musculaire et randonner autant que possible surtout en itinérance. J’ai un blog « Les Chtites Gôneries » qui oscille entre cuisine et bonnes adresses mais aussi balades et visites.

Aurélien : Quant à moi, j’ai 38 ans, je travaille dans la conception et le test de logiciels. Nous sommes en couple avec Cécile depuis bientôt 14 ans. Sportif occasionnel, j’aime la randonnée itinérante et j’aime beaucoup réaliser les montages vidéo de nos aventures qui sont à retrouver sur notre petite chaîne You Tube « Production Maison ». Blog Les Chtites Gôneries, article Objectif GR20 en 27 photos, la page Facebook et Instagram.

Cécile et Aurélien - Les Chtites Gôneries
Cécile et Aurélien – Les Chtites Gôneries

Déjà expérimentés en randonnée ?

Nous randonnons beaucoup dans la région le week-end dès que le temps est clément. Nous ne visons pas le dénivelé, la durée ou la performance mais surtout le plaisir de marcher, de voir des paysages, d’apprécier le temps qui passe lentement lorsqu’on marche. Du Pilat, de la Maurienne en passant par les Bauges, la Chartreuse ou même les monts du Lyonnais ou les monts d’Or, il y a amplement à faire dans la région ; de la longue randonnée, à la grimpette, des dénivelés vertigineux aux parcours scabreux. Nous marchons généralement à la journée, le choix des kilomètres, des dénivelés, se fait en fonction de l’humeur et de là où on a envie de randonner.

Nous avons terminé en 2019 le chemin de Compostelle que nous avions démarré en 2014. Nous l’avons commencé au Puy-en-Velay et sommes allés jusqu’à Fisterra, à l’océan, au-delà de Saint-Jacques de Compostelle. Nous avons aussi fait le chemin en partant de chez nous, à Villeurbanne jusqu’au point de départ « officiel », nous avons donc bouclé la boucle ! Plus de 2000 km étalés sur 5 ans pendant nos congés, un périple qui nous a appris l’endurance, à dépasser nos limites, qui nous a permis d’apprécier le temps qui passe d’une manière particulière quand on marche, les paysages qui évoluent au gré des pas et des régions traversées. Et ce fut véritablement une découverte, avant ça, nous ne savions pas que nous aimerions marcher en itinérance, et que nous n’envisagerions plus que ce type de vacances…

Pouvez-vous nous conseiller quelques randonnées ?

Il y a véritablement l’embarras du choix dans la région :

  • Autour de Sainte-Croix-en-Jarret dans le Pilat pour des randonnées avec peu de dénivelé mais pas trop, un côté sauvage
  • Le Mont Granier au bord de la Chartreuse pour se faire les mollets avec un fort dénivelé et des passages scabreux
  • Le sommet du Cheval noir par le lac bleu et le lac blanc à Saint-François-Longchamp (Maurienne) pour un dénivelé important, une altitude permettant d’accéder à des paysages à couper le souffle
  • Dans le Bugey autour du vignoble de Cerdon, agréable en toute saison du printemps à l’automne quand les vignes se teintent de superbes couleurs rouges, ocres, orangées…

Nous espérons faire le chemin de Stevenson au printemps, une randonnée itinérante d’une dizaine de jours entre le Puy-en-Velay et Alès de l’Aubrac au Cévennes, il y aura moins de dénivelé que pour le GR20 mais les paysages s’annoncent magnifiques.

Quid de votre GR20 : à quelle période, quel itinéraire ?

Nous sommes partis le 31 août 2020 avec pour objectif de faire le GR20 en 13 étapes, dans le sens Nord / Sud.

Nous ne savions pas vraiment ce qui nous attendait. Nous l’avons finalement fait en 14 étapes, car nous avions le temps et que nous ne cherchions pas l’exploit sportif. Nous n’avons doublé que deux étapes pour en profiter.

lac de nino - gr20 - randonnée corse
Lac de Nino – GR20 – Randonnée en Corse

Quel était le contexte de vouloir réaliser le GR20 ?

Nous savions avant même de terminer le chemin de Compostelle que notre prochaine randonnée itinérante serait de faire le GR20. On nous avait parlé au cours du chemin de nombreuses randonnées : le tour des Châteaux Cathares, le tour des Monts d’Aubrac, des Ecrins, mais l’idée de découvrir la Corse sous son côté sauvage nous attirait énormément.

gr20 - sentier minéral
GR20 – sentier minéral

Nous n’avons pas fait d’entraînement particulier pour le GR20 si ce n’est quelques randonnées au dénivelé corsé au cours de l’été dernier, en plus de nos randonnées habituelles du week-end. Nous avions l’habitude avec le Chemin de Compostelle de porter un sac à dos plusieurs jours de suite, de marcher longtemps. Le plus inconnu pour nous était l’enchaînement des dénivelés chaque jour, Compostelle même s’il y a du dénivelé à certains endroits n’est pas comparable, et nous n’avions pas la possibilité de nous entraîner plusieurs jours de suite en montagne au cours de l’été précédent. Nous avons réservé nos billets d’avions début mars 2020 juste avant le 1er confinement, jamais nous n’aurions pensé ce qui allait se passer ensuite…

Quel équipement aviez-vous emporté ?

Nous avions des sacs à dos assez léger d’1.3kg et de 1.5kg à vide de la marque Osprey vraiment top tant au niveau du maintien du dos, de la pose sur les hanches et pour l’aération dans le dos.

Nous avions des sacs d’environ 12,5 kg avec l’eau au début de l’aventure, 5 repas lyophilisés chacun, une préparation « faite maison » de porridge, des barres de céréales et des pâtes de fruits, du chocolat noir. Nous avions deux cuillère-fourchettes, un couteau, un briquet mais pas de réchaud, nous utilisions les cuisines de bivouac et la vaisselle à disposition.

cuisine-exterieure-GR20-refuge
Cuisine extérieure au refuge

Les épiceries dans les refuges permettaient d’acheter pain, fromage, charcuterie, fruits pour le midi, pâtes sauce tomate pour le soir pour varier des lyophilisés. Nous avons aussi fait quelques repas en refuges le soir (celui d’Onda et ses lasagnes connues internationalement) ou en auberges privées.

Nous avions décidé de ne pas emporter de tente et d’en louer sur place. Nous avions notre sac à viande ainsi qu’un duvet en plume d’oie léger et résistant au froid. Les deux n’étaient pas inutiles pour les nuits froides et humides où l’on enfile les deux l’un sur l’autre.

Nous avions chacun une serviette de randonnée microfibre et une trousse de toilette minimaliste pour deux : Un petit gel douche extra concentré, un déodorant, une brosse, nos brosses à dent et un dentifrice, une petite bouteille de shampoing, le luxe de quelques échantillons de parfum et des Boules Quies pour les ronfleurs dans les dortoirs et le vent qui souffle dans la toile de tente.

Nous avions deux tenues de jour et une de nuit, un pull léger et une polaire, car en montagne les nuits sont froides. Le coupe-vent est indispensable tout comme le foulard, la casquette et surtout les mitaines de cyclisme ! Qui servent le matin quand il fait froid, et la journée pour s’agripper aux roches sans se détruire les mains. Ne pas oublier non plus la lampe frontale très pratique pour les départs avant l’aube.

Quant aux chaussures, nous venions d’en changer peu de temps avant de faire le GR20, le temps de les « casser » un peu, et d’avoir un bon GRIP sur les parois. Ce fut le meilleur investissement que nous ayons fait pour cette aventure ! Par contre, elles ont bien souffert du terrain 😉

pause rafraichissante gr20
Pause rafraichissante sur le GR20

Aviez-vous pensé à l’aspect Sécurité en préparant le GR20 ?

Préparation, pansements…

Nous avions prévu une trousse à pharmacie mais avec l’expérience de Compostelle nous avons diminué drastiquement sa taille pour ne prendre que l’essentiel qui nous sert à chaque fois et un peu de préventif.

De l’huile d’arnica pour les massages le soir, de l’Ibufetum. De la crème hydratante pour les coups de soleil, les mains sèches. Un reste de tube d’Homéo-plasmine (le tube entier aurait été trop lourd !) Un peu d’éosine, compresses, scotch, aiguille, quelques Compeed pour d’éventuelles ampoules. Quelques Dolipranes, des Strepsil, un décongestionnant pour le nez bouché très désagréable quand on marche. Du Noc qui a permis de préparer un peu nos pieds en amont. Et bien sûr une crème solaire.

Nous avons également emmené une bombe contre les punaises de lit pour asperger les tapis de sol dans les tentes ou les matelas quand nous étions en dortoir. C’était du préventif, mais nous ne regrettons pas du tout étant donné la propreté douteuse des tentes et de l’hygiène aléatoire dans certains refuges.

Quelles étaient les mesures sanitaires à respecter liées au COVID-19 ?

Il était indiqué avant de commencer de prévoir du gel hydroalcoolique, des masques. Nous avions donc dans nos sacs chacun, autant de masques que de jours de randonnées et un petit flacon de gel hydroalcoolique. Également, un lit sur deux devait être occupé dans les dortoirs.

Quelles sont vos impressions sur ce sujet ?

Eh bien, sur le GR20, le COVID semblait ne pas exister ! Cela nous a beaucoup surpris surtout qu’on nous avait averti en amont de bien prévoir les masques, le gel…

Le premier soir, nous avions un masque pour respecter les mesures de précaution quand nous côtoyions d’autres personnes à la cuisine de bivouac par exemple… et peu de monde en portait.

cuisine extérieure des refuges du gr20
Cuisine extérieure des refuges du GR20

Les jours suivant, plus personne n’en avait. Nous n’en avons plus mis non plus. Seule la règle d’un lit sur deux au gite municipal de Calenzana et en dortoir privé était respectée. Cela peut paraître inconscient toutefois, la journée dans la Nature, cela n’avait pas d’intérêt et le soir nous gardions nos distances entre nous mais c’est tout.

Ce n’est peut-être pas raisonnable (étant donné la possibilité d’être porteur sain) mais nous nous disions également après quelques jours de randonnée, que s’il y avait des personnes malades, elles auraient été incapables de faire le GR20.

Finalement, nous avons vécu cette parenthèse sans masque avec grand bonheur car nous devions le porter à Calvi pratiquement constamment avant de commencer le GR20, de même avant de rentrer chez nous en visitant la Corse.

Puis en rentrant chez nous, le décret imposant le masque dès le moindre pas dehors était paru, nous avons ensuite porté le masque en permanence dehors et cela dure depuis des mois. Ce vent de liberté et finalement d’insouciance a été pour nous une bouffée d’oxygène très importante pour le moral et pour éviter la psychose que peut engendrer la crise sanitaire au quotidien. Nous ne regrettons rien.

sur les cretes du gr20 - montagne corse
Sur les crêtes du gr20 – Montagne corse

Vos impressions positives ?

  • Une vraie entraide et solidarité entre randonneurs pour les passages difficiles, pour la tambouille de bivouac. Des randonneurs qui viennent de partout et avec lesquels nous avons ce périple en commun, ce qui engendre des échanges riches. On parle de nos randonnées, de nos expériences antérieures, de nos prochains projets, de nos bobos mais finalement pas de qui nous sommes dans la vie civile, professionnelle. Cela importe peu.
passage entre les roches
Passage entre les roches
  • Un peu comme sur le Chemin de Compostelle, on s’appelle par nos origines géographiques ou caractéristiques : Les Niçois, les Escaladeurs, les Clermontois, les Belges, les deux Corrèze… Cela résume nos relations aux autres : du simple et de l’essentiel.
  • Des paysages à couper le souffle : On se sent tellement privilégié ! Ce sont des endroits accessibles, pour la grande majorité, uniquement à pied, et c’est une telle récompense de voir se déployer magistralement un paysage quand on a grimpé durement pendant plusieurs heures. Ce sont aussi des paysages très changeants, au niveau de la roche, de la flore, de l’ambiance, sur une même journée, nous pouvions côtoyer des roches rouges imprégnés de fer très accidentées, de grandes pierres lisses et grises, de petits buissons voire un gazon naturel à faire pâlir les adeptes du gazon anglais !
Lac de Nino - Cécile et Aurélien
Lac de Nino – Cécile et Aurélien
  • Une météo très clémente ! 3h de pluie sur les 14 jours de randonnée, nous nous estimons très chanceux, même si ces 3h de pluies étaient pour le coup éprouvantes puissantes, « militaires », ininterrompues et nous ont trempé jusqu’aux os pour deux jours.

Du négatif ?

Nous n’avons pas vraiment d’impressions négatives plutôt des petites choses qui nous ont interpellés :

  • Quelques endroits vraiment peu sécurisés qui nous ont valu quelques frayeurs sur tout que je suis sujette à des vertiges (Cécile), seule je n’aurais pas pu passer certains passages à cause du vide alors qu’avec une poignée, une chaîne je l’aurais fait sans difficulté.
chaine passage le long de la paroi gr20
Une chaine sécurise le passage le long de la paroi – GR20
  • Quelques randonneurs, mais il en faut bien, irrespectueux des autres randonneurs, moqueurs et misogynes, qui se sentaient plus forts car en groupe et qui imposaient leur présence bruyante et leurs remarques blessantes, qui plus est après avoir passé chaque soirée à engloutir des dizaines de Pietra.
  • Un autre petit point noir : le prix des produits dans les épiceries de refuge…exorbitants pour de la qualité médiocre tout comme la plupart des repas de demi-pension en refuge : Entre 19€ et 25€ pour une soupe ou une tranche de charcuterie, des pâtes bolo loin d’être toujours maison ou des lentilles avec des miettes de viande et un fruit… A ce prix-là nous préférions nos spaghettis sauce tomate gratiné généreusement au fromage de brebis préparée à la cuisine de bivouac.

Votre plus grand coup de cœur ?

Nous n’avons pas de coup de cœur ou d’étape préférée car chaque jour, quelque chose dans le paysage nous subjuguait, nous impressionnait et rendait cette étape unique.

Le paysage nous émerveillait par ses changements de roches, de couleurs, par sa flore. A pied, on se rend mieux compte aussi de l’évolution qui se fait de manière imperceptible par petites touches entre le Nord et le Sud du GR.

Le Nord est sauvage, abrupte, violent, lunaire parfois, plus froid au niveau des températures aussi. On est en Haute Montagne mais ça ne ressemble ni aux Alpes, ni aux Pyrénées, c’est encore différent.

gr20 nord - paysage rocheux
GR20 nord – paysage rocheux

Le basculement vers une atmosphère plus méditerranéenne et moins montagnarde se fait autour de Vizzavona mais c’est véritablement vers les aiguilles de Bavella et vers le refuge d’I Palieri que la métamorphose se fait plus nette et la chaleur bien plus forte. On ressent le côté méditerranéen, voire même un côté exotique. On sent aussi davantage la présence de la mer qui pourtant n’est pas loin tout au long du GR20.

coucher du soleil - i paliri
Coucher du soleil – i Paliri

Egalement les levers de soleil, étant donné que nous avons eu majoritairement du temps dégagé, étaient toujours somptueux. Démarrer dans la nuit noire à la lampe frontale puis voir petit à petit le jour se lever, les noirs se parer de couleurs d’abord grisâtres puis pastels avant d’assister au flamboiement du ciel, c’est toujours magique. 

Vos refuges préférés ?

  • Le gîte d’étape de l’Hôtel-Restaurant Le Chalet : Un lit en dortoir confortable et propre (ce luxe simple de temps en temps revigore), un délicieux dîner et un petit déjeuner servi tôt mais pantagruélique.
  • Les Bergeries de Ballone, refuge privée : Un accueil souriant et chaleureux, une tente pratiquement pas abîmée, un super repas avec de la charcuterie et des fromages de la Bergerie et un petit déjeuner avec de la confiture maison.
  • Le refuge de Manganu : Une aire de bivouac très bien organisée, nous avons passé une super soirée avec d’autres randonneurs à nous partager gâteaux, fromages et chocolat en discutant sur fond de coucher de soleil idyllique.
  • Les Bergeries de Bassetta, refuge privé : Nous sommes arrivés absolument trempés après 3h de marche sous la pluie, et dans la salle à manger rustique, il y avait une énorme cheminée où le feu de bois distillait une douce et réconfortante chaleur.
Le plateau du Coscione - GR20 sud
Le plateau du Coscione – GR20 sud
  • Le refuge d’I Palieri qui malgré son côté terriblement spartiate (douche froide à 500 mètres en contrebas, toilettes turques et nauséabondes) nous a enchanté : Il faisait une chaleur méditerranéenne, les couleurs du paysage étaient celles du sud, la végétation et les roches n’étaient plus celles de la haute montagne, on était tout proche de la mer, cela se sentait, c’était nouveaux après les différentes étapes précédentes et c’était très agréable. La Pietra bien fraîche sur une roche chauffée par le chaud soleil en contemplant le paysage était délicieuse.

Un message à passer ?

Il y a clairement un problème dans la gestion de la plateforme de réservation des refuges du Parc Naturel Régional de Corse et les équipes dans les refuges. Nous avons pu réserver en ligne le matin même deux places en dortoir au refuge de Prati. En arrivant, d’une part le gardien du refuge n’avait pas eu la confirmation de notre réservation, d’autre part, le dortoir était fermé depuis plusieurs semaines pour punaises de lit (Nous avons pu néanmoins réserver le matin même).

Nous avons donc payé pour des places non disponibles. Nous n’avons même pas pu avoir de tente car la moitié du parc avait été décimé par un orage et fin de saison oblige, il n’était pas question d’en racheter… Certaines personnes ayant réservé des tentes sur la plateforme n’en ont finalement pas eu… Nous nous sommes donc retrouvés à 15 personnes à dormir par terre sur des tapis à gonfler… à la bouche… Covid si tu m’entends… ???!!! (Nous ne les avons pas gonflés), dans la salle à manger du refuge, collés les uns aux autres…

Nous avons enfin une pensée pour deux Belges super sympas avec qui nous avons marché le premier jour, pour qui tout semblait bien aller, que nous avons retrouvé le deuxième soir mal en point et que nous n’avons plus revu ensuite… Nous pensons qu’ils ont dû abandonner de ce fait. Ils se faisaient une joie de faire ce chemin pendant leurs congés, à leur rythme, mais ce GR est terrible car même en étant en forme physiquement rien ne dit qu’il ne nous arrivera pas un pépin en route…

gr20 corse - vues splendides
GR20 Corse – vues splendides

Pouvez-vous partager une de vos astuces ?

Pour l’eau, nous avons testé différentes choses au cours de nos randonnées itinérantes mais une solution à nos faveurs. Nous prenons toujours des bouteilles en plastique de la marque Vittel : ni lourdes ni encombrantes, elles sont très résistantes et restent fraiches très longtemps si elles sont bien rangées, même si nous en avons toujours une à portée.

Nous pouvions avoir au maximum 2.5 litres d’eau chacun (en tout 2 bouteilles de 1.5 litres, 2 de 1 litre), cela peut paraître beaucoup mais nous cela s’est avéré répondre à nos besoins surtout qu’il n’est pas forcément possible de remplir les bouteilles en cours d’étape et rien de pire (expérience vécue sur Compostelle sous le cagnard de la Meseta Espagnole) de manquer d’eau sous le soleil et pendant un effort physique. Il nous est arrivé de ne remplir que 2 ou 3 bouteilles sur 4 pour les étapes moins physiques mais nous avions toujours les contenants au cas où.

vasques gr20 rando
Vasques – GR20 – Rando

D’autres conseils pour les lecteurs qui préparent le GR20 ?

Un conseil : Si vous optez pour des Camelbak, rentrez les dans vos tentes car il arrive que les renards viennent les mordiller la nuit… Quelques randonneurs se sont fait prendre et l’on amèrement regretté.

Ne manquez pas de faire prendre un bain de pied à vos petons dès que possible, même si vous n’êtes pas à l’avance, même si vous avez envie d’être arrivé à l’étape… car vous n’aurez pas forcément l’occasion plus tard dans la journée ou au refuge et vos pieds vous remercieront : ça rafraichit et ça vivifie certes, mais ça fait un bien fou quand on a derrière nous plusieurs heures de marche qui plus est en descente chaotique.

refroidir ses pieds
Refroidir ses pieds dès que possible

Vous pourrez pleinement apprécier le paysage, savourer vos canistrelli et vous redémarrez, ensuite, rempli de fraicheur et d’une nouvelle énergie !

Merci beaucoup Cécile et Aurélien pour votre retour d’expérience ! Interview très complète et précise, vous êtes de randonneurs aguerris et vos conseils seront précieux pour ceux qui préparent le GR20. Et pour compléter cette interview, allons visionner maintenant votre montage vidéo du GR20 :

Merci encore Cécile et Aurélien !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*