Manu de Nantes – Le GR20 en 3 jours… après avoir réalisé le Nord en 7 jours

Bonjour Manu, peux-tu te re-représenter s’il te plait ?

Bonjour, Manu 28 ans, de Nantes, passionné des 4 éléments et pratique de multiples sports tels que course à pied, trail, VTT, wakeboard, surf, crossfit, renforcement musculaire… J’aime découvrir de nouvelles activités, me fixer des objectifs et me surpasser.

Pour information, Manu avait déjà répondu à une interview l’an passé. Retrouvez son interview 2018 sur le lien suivant : Manu de Nantes – Son GR20 en solo – mi juin 2018

Depuis ton dernier GR20 en juin 2018, as-tu effectué de nouvelles randonnées ?

Pas réellement de randonnées, mais je me suis sérieusement mis au trail et à la course à pied.

Quid de ce GR20 ? A quelle période, quel itinéraire ?

Ayant déjà foulé le GR20 l’année dernière en 8 jours du Nord au Sud, et ayant trouvé cela somptueux, j’ai voulu partager cette aventure avec mon père cette année. Mais nous n’étions pas certains de ses capacités à faire l’intégralité du sentier, nous avons donc décidé de faire la partie Nord ensemble de Vizzavona à Calenzana début juin.

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Manu et son père

Pour me laisser un peu de marge pour la suite nous avons doublés 2 étapes pour le faire en 7 jours au lieu de 9. Et puis dès le lendemain, comme un petit défi personnel, j’ai voulu profiter d’être là pour refaire le GR en solo en battant mon propre record et en me fixant un objectif de 5 jours en repartant de Calzenzana direction Conca. J’ai finalement réussi à le boucler en seulement 3 jours.

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GR20 en version trail en 3 jours !

Pourquoi tu as voulu le refaire en juin ?

Je trouve que c’est la meilleure période, de belles journées pas encore trop chaudes et les jours les plus longs. Et surtout pour les quelques névés restant sans lesquels le GR20 ne serait pas complet à mon sens.

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Névés de juin – GR20

Pour ce nouveau GR20, comment l’as-tu abordé ? Comment tu t’y es préparé ?

J’ai abordé cette nouvelle aventure sous 2 angles. En partant avec mon père, je me suis dit que j’allais pouvoir profiter du paysage et de tout ce que peut nous offrir la Corse depuis les montagnes tout en opérant une reconnaissance du terrain et un bon entrainement pour mon trajet retour.

J’avais prévu de petits sacs contenant fruits secs et barres de céréales que je déposais dans chaque refuge pour mon trajet retour ainsi qu’un plus gros colis à Vizzavona.

Puis, pour la seconde partie, j’avais de l’appréhension, de gros doutes sur mes capacités à finir ce GR20 dans le temps que je m’étais fixé.

Coté préparation, je ne me suis pas vraiment entraîné spécifiquement dans cette optique-là car depuis mon retour du GR20 il y a un an, je pratique beaucoup la course à pied et le trail, j’ai seulement fait un peu de renforcement musculaire au niveau du dos pour le sac.

Quel équipement as-tu emporté cette fois-ci ?

Concernant l’équipement, nous avions un sac de 60L et un sac de 30L. Je portais le 60L avec une tente sur la portion avec mon père. J’avais également apporté un drone afin de faire quelques prises de vues, mon sac était environ à 17kg avec l’eau et celui de mon père pesait une dizaine de kg.

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Puis quand je suis parti dans l’autre sens, nous avons échangé nos sacs et je lui ai laissé tout le superflu afin d’être le plus léger possible, environ 8kg.

Encore des névés sur le parcours ?

Oui, il restait encore un peu de neige sur les étapes 4 et 7 mais rien par rapport à l’année dernière. Nous avions prévu les crampons que nous n’avons même pas utilisés. Sur mon trajet retour il n’en restait presque plus.

Tes impressions positives ?

Comme l’an passé, des rencontres formidables, et la constitution d’un petit groupe de marcheurs lors de la partie avec mon père.

Un temps parfait, les départs aux aurores, une forme physique au top, le matériel adéquat, un super accueil par les gardiens de refuges.

Psychologiquement, c’était vraiment positif, j’avais de gros doutes sur mes capacités à finir en 5 jours, mais dès la première étape j’ai su que c’était possible. Ensuite l’adrénaline dès la deuxième étape, quand j’ai su que j’allais passer le Cintu le premier jour, et puis la suite qui s’est enchaînée très vite. Quand l’idée m’est passée par la tête de finir en 3 jours et que je pouvais y arriver, moi qui n’ai jamais pratiqué l’ultra trail, qui vis dans un coin plat, 5.000 mètres de D+ et 50 km en un jour, c’était complètement fou. Mais c’était passé, l’objectif avait changé, ça me paressait complètement irréel.

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Monte Cintu – Manu

Du négatif ?

Malgré un balisage plutôt efficace, il manque quelques croix à certains endroits pour ne pas s’engager sur des chemins trompeurs. Je me suis trompé 2 fois… aux mêmes endroits que l’année dernière.

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Un serpent sur le tronc d’arbre

Ton plus gros coup de cœur ?

La découverte de capacités physiques et mentales inconnues jusque-là. Un vrai surpassement de moi-même.

Ton étape et ton refuge préféré ?

J’ai beaucoup aimé l’Onda avec son ambiance et ses lasagnes…. La bergerie de I Croci était également super accueillante.

Un message à passer ?

Merci à toutes les personnes rencontrées pendant ce GR, randonneurs avec qui nous avons partagés du temps, gardiens de refuge et personnel du parc.

Un super merci à toute l’équipe de la tonnelle à Conca qui m’ont accueilli en grandes pompes à 2h00 du matin.

Et un grand merci à mon père également à qui j’ai bousculé le calendrier pour venir me récupérer à Conca avec quelques jours d’avance.

Une astuce que tu pourrais partager ?

L’hydratation est très importante, il faut boire en continu et surtout avant d’avoir soif. Idem pour les collations : manger régulièrement des petites portions.

D’autres conseils pour ceux qui préparent le GR20 ?

Si vous voulez faire le GR20 en 3 jours, levez-vous très tôt, je partais vers 3h30.

Si tu envisageais encore de le refaire une troisième fois, changerais-tu quelque chose ?

Si je devais y retourner, ça ne serait plus pour battre mon record, bien qu’il doit encore y avoir quelques heures à grappiller mais plutôt pour prendre le temps de contempler et de parcourir les sentiers et variantes.

Question équipement et période, pas de changement, je suis satisfait de mes choix.

Envie de rajouter quelque chose ?

J’ai raconté mes journées afin de partager mon aventure et de ne pas l’oublier :

Jour 1 – le 11 juin 2019 :

  • Calenzana – Orto di u Piubbu – 3h21
  • Orto di u Piubbu – Carozzu – 2h57
  • Carozzu – Ascu Stagnu – 2h17
  • Ascu Stagnu – Tighjettu – 3h40
  • Tighjettu – Ciottuli di i Mor – 2h06
  • Ciottuli di i Mor – Col de vergio – 1h57

Après avoir parcouru les 9 étapes de la partie nord du GR20 (Vizzavona à Calenzana) avec mon père en 7 jours, il était prévu pour moi de refaire le GR complet en 5 jours avec 2 jours de sécurité en cas d’échec.

Réveil à 3h00, départ à 3h30 à la frontale du bivouac de Calenzana. Surmotivé à l’idée de boucler ce GR en 5 jours, j’avance vite, j’arrive rapidement au 1er refuge vers 7h00 sans avoir croisé personne. Je décide de ne pas m’y arrêter et de prendre de l’eau un peu plus loin dans une source repérée l’avant-veille à une petite heure de là. À cette pause, je me rends compte ne pas avoir pris avec moi mes barres de céréales pour les 2 premières étapes. Pas de temps à perdre, je continue. Je croise un couple avec qui nous avions fait connaissance quelques jours plus tôt, nous échangeons quelques mots et je continue. J’arrive au deuxième refuge à 10h environ. Sur la partie Nord faite avec mon père les jours précédents, j’avais disséminé des petits sachets de barres énergétiques fruits secs et gels dans chaque refuge. Je récupère donc mon paquet et sur les conseils d’un canadien, la veille, je commande un taboulé. Excellent, je continue, double beaucoup de monde et arrive à la 3ème étape, celle où je devais m’arrêter à l’origine pour la nuit. Il est midi. Je récupère mon sachet de barres, un Orangina et décide de prendre de l’avance pour le lendemain. Me voici lancé dans une 4ème étape et pas des moindres avec 1.200m de D+.

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Rendu au sommet en un peu plus de 2h, j’appelle mon père pour lui signifier un changement de programme, il devait en effet me rejoindre à Vizzavona le deuxième jour pour me soutenir. Déjà l’idée de faire le GR en 3 jours commence à me trotter dans la tête. J’entame la descente avec un gars sympa qui ne saisit pas tout ce que je raconte. Je lui dis que je connais bien cette partie du GR20 car je l’ai faite en rando la semaine précédente, avant de la refaire en trail le lendemain. Je le laisse au refuge de Tighjettu car je continue jusqu’à une bergerie 30 mn plus bas ou j’ai laissé mon paquet. Je récupère mon dû, rempli mon sac à eau et une part de gâteau à la châtaigne pour plus tard et me voilà reparti pour une étape que je sais pouvoir faire rapidement. Effectivement, 1h30 plus tard j’y suis, il est 18h00. Le refuge suivant est à 8h00 de marche dans le topo mais il est possible de scinder l’étape en 2 et de s’arrêter au col de Vergio, une station de ski. Je récupère mon ravitaillement et décide de continuer tant qu’il fait jour. J’arrive vers 20h00, le gérant du gîte est parti. Je m’installe dans un lit vide et laisse un mot avec mon mail pour m’envoyer la facture.

Jour 2 – le 12 juin :

  • Col de Vergio – Manganu – 3h36
  • Manganu – Petra Piana – 3h23
  • Petra Piana – L’Onda – 2h30
  • L’Onda – Vizzavona – 3h15
  • Vizzavona – Capanelle – 3h23

Réveil à 3h00, je replie rapidement mon paquetage. En sortant de la chambre, je constate une fine pluie. Je grignote un morceau de feuilleté Corse aux herbes du maquis et au fromage qu’il me restait de la veille. Je me mets en route, la pluie a cessé. Je croise un renard aux abords de la station, il n’a pas l’air trop craintif. Après quelques kilomètres de plus ou moins plat, première ascension, puis descente vers le lac de Nino et enfin une longue marche jusqu’au refuge de Manganu. Il est 7h, le gardien n’est pas levé. Tant pis, j’abandonne mon ravitaillement. Mon ptit dej’ attendra, je croise des visages connus à la source, nous discutons un peu puis je repars. J’arrive à Petra Piana vers 10h20, ils ne font pas à manger en journée. J’achète donc 2 salades niçoises. J’en mange une sur place et en garde une en secours. Plein d’eau et récupération du colis, me voici lancé sur la 3ème étape du jour. Je décide de passer par une variante sur les crêtes un peu plus courte en distance mais plus difficile. Finalement je ne trouve pas le chemin et continue donc pas le sentier officiel. J’arrive à l’Onda, commande enfin mon omelette. Je discute avec 3 gars qui font le GR en 5 jours. Omelette aussi vite expédiée et paquet récupéré, je reprends la route. Je fais l’ascension avec un des gars, je me rends compte que je l’ai croisé quelques jours plus tôt. Il me distance un peu sur la descente, mais je le rattrape et le double alors qu’il est en pause. J’arrive à Vizzavona après une longue descente. J’y ai laissé un colis avec mon ravitaillement pour les 2 jours supposés restant soit 7 étapes. Je charge mon colis et décolle pour la dernière de la journée Capanelle. À ce stade, je suis décidé à clore le sujet en 3 jours. J’arrive à Capanelle, une station de ski, il est un peu plus de 20h00. Il y a un gîte et un refuge, mais le gîte est uniquement en 1/2 pension. Je choisis donc l’option nuit en refuge. Je prends une douche, dans le gîte, j’envoie quelques textos histoire de rassurer mes proches et monte au refuge. C’est sommaire : un bâtiment en pierre sans électricité avec quelques planches et des matelas. Ça ira très bien pour la nuit, je mange ma salade niçoise achetée un peu plus tôt en journée et au lit vers 21h30.

Jour 3 – le 13 juin :

  • Capanelle – Prati – 4h17
  • Prati – Usciolu – 3h06
  • Usciolu – Asinau – 5h34
  • Asinau – Paliri – 4h01
  • Paliri – Conca – 4h32

Réveil à 3h00, au saut du lit, un coup de Nok sur les pieds et directement dans mes chaussettes (qui commencent à souffrir) puis dans mes chaussures (qui souffrent aussi). Un bon morceau de cake aux fruits acheté la veille et c’est parti pour la dernière journée avec la ferme intention de dormir dans un lit à Conca le soir. Il me faut tout de même parcourir 6 étapes pour terminer le GR en 3 jours. Le sentier est roulant, des arbres couchés qui entravaient le passage l’année dernière ont étés coupés. Arrivée au refuge de Prati vers 7h00, petit remplissage d’eau et c’est parti pour la 2ème étape.

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Refuge de Usciolu en vue 3 heures plus tard, toujours petite recharge en eau et barres de céréales en poche je continue mon chemin en direction de Asinau. Très longue étape divisée en 2 dans le guide avec des bergeries sur le chemin. Petite pause à un peu plus de mi-chemin à I Crochi « bergerie du GR vins » vers 14h sous un soleil de plomb. Je commence à faiblir, je me commande une « petite » omelette au fromage. Petite sieste de 10 mn et recharge de batterie de montre le temps d’avoir mon plat. Il faut savoir que la « petite » omelette est constituée de12 œufs + 1/2 baguette. J’imagine la grande… je gobe difficilement mon omelette et garde le pain dans mon sac. Plein d’eau et direction le refuge d’Asinau. Arrivée aux alentours de 17h30. Je consulte et photographie le topo guide d’un groupe, pour prendre une variante plus courte mais plus difficile que le chemin habituel du GR qui est annoncée en 7h. La variante par les aiguilles de Bavella permet de gagner quelques km contre environ 600m de dénivelé positif supplémentaire. Le choix est vite fait. Je trouve facilement le chemin de la variante après une petite heure de marche. Ça grimpe très dur, j’arrive en haut, s’en suit un long parcours entre les aiguilles, un passage délicat avec des chaînes puis une décente aussi impressionnante que la montée. Je retrouve le sentier du GR, qui me mène au village de Bavella que je traverse rapidement. Je m’enfonce à nouveau dans la montagne alors que le jour commence à tomber. À la frontale j’arrive vers 21h45 à I Paliri, je ne remplis que ma gourde d’appoint d’eau de 50cl estimant qu’il m’en reste suffisamment dans mon CamelBak. Je salue rapidement le gardien du refuge, et continue pour la dernière étape. Il reste une douzaine de km et 1000m de dénivelé négatif à parcourir, dans la nuit mais fatigue commence à se faire sentir. Voilà 18h que je marche. Je ne réfléchis plus trop ; mes jambes passent en auto pilote. 1/2 h après le refuge plus d’eau dans mon sac. Je rationne donc ma petite gourde. Il y a de longues parties roulantes ou j’avance bien, et d’autres parties plus délicates, escarpées et glissantes. Mais il faut aussi chercher le balisage, et lorsqu’on lève la tête avec une frontale, le chemin n’est plus éclairé. J’essaie de rester concentré, mais la fatigue se fait sentir. La motivation et le mental sont toujours là ; je décide de manger mon bout de pain en marchant. Bâtons dans une main demie-baguette dans l’autre, je perds l’équilibre et termine ma seule et unique chute dans un buisson. Qu’à cela ne tienne, me voici maintenant en possession de pain aux herbes du maquis. Je saigne un peu à la main mais rien de bien grave. L’étape est longue, je ne suis plus aussi stable sur mes appuis et les piles de ma frontale commencent à faiblir. Je ne vois pas l’altitude baisser sur ma montre malgré les km qui défilent lentement, le chemin descend puis remonte constamment. Vers 1h30 je m’accorde une courte pause, un coup d’eau et un gel pour me booster un peu. La perspective d’un bain et d’un lit me motive à repartir. Après une dizaine de km, le chemin commence enfin à descendre mais les passages sont glissants, les gravillons roulent sous mes chaussures heureusement je m’équilibre avec mes bâtons.

J’aperçois au loin les lampadaires du village, ils se rapprochent et enfin j’atteins la route goudronnée, le danger est écarté, j’envoie un sms de fin à mon père qui devait m’attendre au gîte 2 jours plus tard, il me reste 1km pour finir cette épopée. Je passe devant le panneau de fin du GR20, selfie oblige. Je continue la descente jusqu’au gîte « la Tonnelle » en me demandant si j’allais dormir sur un banc, dans un lit ou sous un arbre après 21h48 de marche quasi non-stop. Il est 2h15. Le bar est grand ouvert, la musique à fond, une sacrée fiesta. Le taulier m’accueille et me questionne sur mon arrivée tardive, je lui avoue avoir torché l’affaire en 3 jours. Il me dégote une chambre, me fait un tarif performance et fait en sorte que je ne sois pas dérangé le lendemain matin. Ensuite, félicitations de tout le bistro. Le patron m’offre une bière que je vais boire tranquillement dehors avec un ancien qui me témoigne tout son respect et me raconte ses histoires dans le maquis. Pietra bue, je me dirige vers ma chambre avec une grande douche à l’italienne. Je m’assieds dans la douche et fais fondre la crasse de mes jambes avec le jet. La tension redescend, je commence à me détendre, mon réveil sonne, je le coupe et vais me coucher dans un bon lit avec le sentiment du devoir accompli.

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Lendemain matin réveil vers 8h30, je me douche à nouveau et passe au ptit dej, tout le monde était au courant de mon « exploit », je décide de remonter dans le village chercher quelques provisions en attendant mon père qui arrive vers midi.

Je croise des randonneurs finissant leur GR, en discutant avec eux ils me parlent de moi, finalement la moitié du village était au courant. À l’arrivée de mon père nous décidons de rester une nuit supplémentaire dans ce gîte. Les randonneurs arrivent à différents moments de la journée. Certains viennent me voir pour me féliciter.

Conclusion : Formidable défi « extra » ordinaire – ponctué de rencontres éphémères – que je ne me doutais pas un instant être capable de relever. Un effort constant, une bonne connaissance de mon corps, de mes limites et la force mentale acquise en course à pied depuis quelques mois m’ont permis d’y arriver. Les 9 étapes du nord faites avec mon père en amont ont, je pense, aussi été déterminantes dans la réussite de cette aventure, non seulement en terme d’entrainement physique mais aussi en reconnaissance du terrain. Le gain de temps dès les premières étapes m’a surmotivé et donné un gros élan de motivation pour me surpasser. Les étapes ne m’ont pas paru longues, mis à part la dernière. 16 petits défis à lier les uns avec les autres en essayant de gagner un maximum de temps, sans consommer trop d’énergie.

Une belle aventure sportive, parsemée de belles rencontres.

Merci à ceux et celles qui m’ont soutenu sur le chemin et dans le monde réel. Et surtout merci à mon père à qui j’ai écourté le séjour plage.

Merci beaucoup Manu pour cette interview et récit de ce GR20 « aller-retour », et en partageant les 2 versions, rando puis trail. En tout cas, déjà le réaliser en 3 jours, c’est effectivement un exploit, mais en plus l’avoir enchainé après la partie nord 😉 Il faut penser à prendre un peu de repos maintenant quand même 😉 Reviens quand tu veux ! A bientôt 😉

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