Yann, originaire de la Presqu’île de Giens : son GR20 Sud-Nord en 8 jours

Bonjour, peux-tu te présenter à nos lecteurs stp ?

Bonjour à tous, moi c’est Yann ! J’ai 23 ans et j’habite dans le Var, sur la Presqu’île de Giens.

Passionné de sports nature et d’aventure, je suis moniteur de kayak et de voile à Porquerolles, donc passionné par la mer. Je joue également beaucoup au tennis et au football, entre deux courses de trail.

Quelle expérience de la randonnée as-tu ?

Je ne connaissais pas vraiment la randonnée avant mon départ pour la Corse, seulement des randonnées à la journée avec des amis autour de chez moi.

Je n’avais jamais marché avec un sac de plus de 10 kg, et ça s’est ressenti.

Peux-tu nous raconter ton départ ?

Je me suis attaqué au GR20 tout seul ; à la mi-septembre 2016, j’ai débarqué avec le ferry à Porto-Vecchio pour rejoindre Conca, en stop, 2h plus tard.

J’ai fait mes premiers pas sur le GR à 13h30 ; dans le sens Sud-Nord, jusqu’à Calenzana, afin de commencer avec la partie la moins difficile pour pouvoir me mettre en jambes et me jauger sur la difficulté.

Pourquoi avoir voulu faire le GR20 ? Une préparation spécifique ?

Cela faisait longtemps que j’entendais parler de ce GR20, tellement mythique !

En septembre (2016) avant le début de mes examens, j’avais 2 semaines libres devant moi : j’ai donc pris ma décision d’y aller. Une semaine plus tard, me voilà sur le GR 🙂

Ayant toujours fait du sport, je me sentais capable physiquement de le faire ; je ne me suis pas vraiment préparé.

Quel matériel as-tu emporté ?

Je suis parti avec un sac de 50 litres, 2 shorts, 2 tee-shirts, un tee-shirt à manche longue, une polaire et un collant pour le soir et la nuit (qui m’ont été très utile) et une veste type Gore-Tex.

Vraiment, je n’enlèverais rien de mon sac ! Il faut se rappeler qu’on est en montagne ; je me suis pris de la neige et des températures proches du zéro au refuge de Pietra Piana en Septembre… il vaut mieux avoir une veste en trop qu’avoir froid et ne pas pouvoir dormir à cause de ça. J’en connais un qui a vécu cela ;-).

Concernant les baskets, je suis parti avec des chaussures de trail et non de randonnée, car j’ai l’habitude de courir sur des sentiers accidentés et je pense que le poids entre les 2 paires, à la fin de la journée, n’est pas négligeable.

Un CamelBak qui, je pense, est indispensable pour ne pas à descendre son sac et l’ouvrir à chaque fois que l’on veut boire.

Et des bâtons qui sont fort avantageux, dans les montés comme dans les descentes.

J’ai fait le choix d’être semi-autonome et je pense que c’est un bon compromis pour un 1er GR20.

J’avais acheté avant de partir des barres de céréales, d’une célèbre marque de produits énergétiques, remplaçant un repas, c’est à dire des barres avec les protéines et les calories nécessaires pour avancer le reste de la journée. Ça ne pèse pas lourd. Et donc pas besoin de réchaud comme pour les plats lyophilisés par exemple…

Une barre pour le repas du midi, quelques gâteaux légers ou barres de céréales à 10h et 16h, puis je prenais le repas chaud servi le soir à l’auberge.

Je dormais dans les tentes louées également en refuges, avec matelas fournis.

Tes impressions, négatives et positives ?

Ma seule impression négative concerne la météo : sur 8 jours, 4 jours de pluie et de froid !

J’ai été malchanceux sur ce point, c’est dommage car j’ai loupé pas mal de paysage.

Mais c’est en se retrouvant sous une forte pluie marchant dans des torrents de boue dans la forêt toute une matinée qu’on se sent vivant !

Sinon rien à redire, ce sentier est fantastique et je le recommande à tout le monde !

Ton moment préféré dans le GR20 ?

Mon moment préféré, c’est la rencontre avec mes 2 compères de marche, à savoir le fameux Capitaine Rémi que tu as déjà interviewé et son pote Youri !

Je les ai croisés (pour pas dire doublé 😉 ) le 2ième jour avant le refuge d’Asinau pour ne plus les lâcher jusqu’à la fin.

Et heureusement qu’ils étaient là ; je me serai sans doute ennuyé sans eux. Les liens se créent vite dans la « galère ».

Je ne pensais pas croiser autant de monde sur ce chemin, mais ça n’arrête pas, on croise du monde toute la journée, tous gentil, souriant, prêt à discuter un moment… Cette ambiance est vraiment sympa !

Ton étape et ton refuge préféré ?

J’ai bien aimé l’étape entre Pietra Piana et le refuge de Ciottulu, l’ambiance avec les pozzines et les plaines, c’est top ! Et j’avoue que ça fait du bien de marcher sur du plat.

De même que la région des lacs : magnifique !

Si c’était à refaire, que changerais-tu ?

Je referais la randonnée sans aucun doute ; j’ai 2 objectifs :

  • La faire en autonomie complète, pourquoi pas avec des amis.
  • Et ensuite faire ce GR20 en 5 jours, donc en alternant marche et course ; en étant minimaliste dans mon équipement.

Quels conseils pourrais-tu partager avec nos lecteurs qui préparent leur GR20 ?

Je recommande à tous les sportifs, plus ou moins de grand niveaux, de faire le GR20 : c’est une très très bonne expérience !

  • Surtout respectez la montagne, ne pas se surestimer et ne pas partir sans équipement.

  • Avoir un sac le plus léger possible, au dessus de 15kg sur le dos je pense que c’est carrément de la torture. Il n’y aura plus de plaisir, ce serait dommage…
  • Si on respecte les 15 étapes et en n’en faisant qu’une par jour, c’est faisable pour tout le monde ; la randonnée se joue aussi beaucoup au mental.
  • Et surtout : prenez le temps d’apprécier le paysage, la Corse est tellement jolie !

Envie de rajouter quelque chose ?

Merci à toi, longue vie au site, qui je pense va en aider plus d’un dans sa préparation grâce à tous ces retours d’expérience !

Et bonne randonnée à tous !

Merci à toi Yann d’avoir partagé ce moment avec nous ! 

Et bien le Bonjour aussi aux compères du voyage 😉

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